Kayn Foster — Villageois

MessageSujet: Kayn Foster — Villageois Tue 3 Jul 2018 - 22:16
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Bibliothécaire

Nom
Foster.
Prénom
Kayn.
Âge
27 ans, né un 20 Octobre.
Classe
 Ø
Groupe
Villageois.
Club
Ø
Métier
Bibliothécaire.
Nationalité
Anglo-Italien.
Sexualité
Hétérosexuel.
Avatar
Oh Sangwoo — Killing Stalking
Goûts
Kayn il aime le risque, dans tous les domaines, ça le fait frissonner, tout autant qu’un peu de douleur ne l’effraie pas, cela le motive. Il vit pour l’appât du gain, il aime l’argent, peut-être un peu trop pour son propre bien. Kayn, il aime l’alcool, en grande quantité, il aime perdre la tête, l’adrénaline, tout ce qui peut faire voler un peu trop haut. Il aime le feu car il lui brûle les ailes, transgresser les règles et les lois discrètement c’est un plaisir pour lui. C’est un grand lecteur, il lit un nombre incalculable de livres, de tout genres, c’est une mine de savoir inutile, bien qu’on ne s’en doute pas. Il aime provoquer Kayn, toutes sortes d’émotions, de la jalousie à l’envie, de l’amour au désir, de la haine à la peur, l’énervement également. Il est bon pour tout interpréter, il déchiffre les expressions avec facilité. C’est un accro des sucettes, il en a toujours dans ses poches. Il fume, souvent, quand il veut, il est très versatile et ses goûts aussi. Sa température corporelle étant un peu plus base que celles des gens normaux, il déteste le froid et adore la chaleur. Il ne résiste pas aux boissons chaudes. Il aime le bruit de la guitare électrique et de l’orage. Il déteste ne pas obtenir ce qu’il veut, c’est un obstiné dans les gênes.  
This is who I am.


My body.  
Yeux de miel qui défilent, jugent, s’arrêtent. Il esquissa ce sourire, propre à lui, moqueur, dédaigneux, hautain, tant de mots et d’émotions qu’il semblait connaître sur le bout des doigts. Kayn passa une main dans ses cheveux, blonds décolorés, parfois plus, parfois moins, tout dépendait du moment, de ses envies et de son humeur capricieuse. Sur le haut de son crâne, les mèches semblaient s’entremêler, lisses mais légèrement ondulées, aux racines d’un brun sombre proche du noir nuit, tout comme l’arrière de sa tête, presque totalement rasée. Ses ongles défilèrent contre son cuir chevelu, il se griffa, n’affichant aucune véritable expression, s’observant à travers son reflet sur l’eau. Vague et tempétueux, tout comme lui toutefois il en voyait encore la forme quelque peu ovale de son visage, mâchoire presque carrée, presque, comme celle de son père. Son sourire s’agrandit, blanc, grandes dents, il s’humidifia les lèvres d’un simple mouvement de langue percée, contempla sa peau un peu trop blanche ces derniers temps. Il avait toujours été plutôt bronzé, une sorte d’étrange métissage qui lui plaisait, toutefois récemment son visage avait plus l’air pâle qu’autre chose.

Il tourna la tête, larges billes couleur brun clair se posant contre la bâtisse sur laquelle il s’appuya, yeux de sa mère, il méprisait cette couleur tout autant qu’il en aimait les teintes en hiver. Kayn passa sa paume contre son visage, effleurant ses cernes présentes, trop visibles, preuve de ses nombreuses insomnies qu’il ne pouvait nier. Elles semblaient presque brunes tant il les avait cultivées, ces nuits sans fermer l’œil, mais le corps trop éreinté. D’un simple coup d’œil, il sembla s’intéresser à un groupe de jeunes femmes présentes hors de l'aéroport de sa ville natale. Il s’avança, soulevant ses manches, dévoilant son tatouage le long de son bras droit, remontant encore plus haut jusqu’à ses épaules. Fumée et arabesques, signes grecs, signes ne voulant parfois rien dire. Il avait tout rassemblé sur un seul bras, se dessinant au passage en haut de celui-ci une chaîne entourant toute sa peau, comme si on l’avait recousue après un accident. C’était presque la vérité, en fin de compte. Son visage aux contours masculins, pommettes hautes, sembla neutre, c’était la seule expression de réellement visible. Dans ses prunelles, un brun miel pétillant, elles brillaient toujours même dans les pires situations.

Quelques pas et il se rapprocha, s’arrêta, du haut de son mètre quatre-vingt neuf, stature qu’il avait prise de son père visiblement, sa mère n’ayant pas réellement été une grande femme. Dans tous les sens du terme. À nouveau, il se lécha les lèvres, sacs en mains et sur les épaules carrées. Oh. Il aimait le sport Kayn, il aimait courir, se défouler, fuir, tout donner pour gagner. Lorsqu’on l’intéressait, ses efforts étaient maximums, il ne savait pas se calmer, pas rester inerte. Et cela se voyait de sa stature, il était musclé tout en finesse, davantage sur les bras et les jambes, le haut du torse et le fessier ferme. A une époque, il vivait pour le sport et pour l’adrénaline. A une époque, il séduisait les dames avec ses attributs lorsqu’il dansait. Alors il en avait pris soin, de chaque détail, de chaque cicatrice montrant qu’il avait triomphé d’une épreuve. Sur son épiderme, toutes les couleurs de vêtements étaient acceptées. Il aimait tout ce qui le mettait à l’aise, tout ce qui était ample, ce qu’il pouvait déchirer avec aisance. Modèle sportif plutôt, il détestait devoir porter ce qui puait le luxe, cela cachait mal les marques violacées sur sa peau. Il avait quelques bleus par-ci et par là, puis quelques marques autour de la nuque; une autre histoire.






My heart.  " Everything I like is temporary and it fucking sucks. "

Que l'on ne compte plus de nombre de fois où de rêves idylliques on tenta d'enchainer la bête, lui fracassant la tête en des coups de pioches, de reproches, de cris. Que l'on use de violence pour lui étreindre les muscles, coupons lui la voix, étranglons sa gorge. Il parlera encore. Rien ne l'arrête, rien n'estompe ses marques de haine. Kayn c'est l’instabilité extrême, rien de plus rien de moins.

La créature instable dans son honnêteté macabre, il hurle des mots que l'on ne devrait dire, il parle de choses que l'on ne devrait aborder. Kayn c'est l'instabilité et l'impatience, la suffisance d'un être qui ne compte plus sur aucun autre pour avancer. Des ongles qui se plantent dans la chaire, un poing qui se crispe, qui se ferme, on lui hurle de choses au visage, il rit comme si tout cela était hilarant. Car le monde est amusant, car le monde est triste, un peu comme ses pièces de théâtre dramatiques, un peu comme des lignes de codes vides. Et il aime cela, il joue dans ça. Kayn c'est qu'une bête de plus dans le monde, celle qu'on étudie avec curiosité mais de loin, celle dont on craint de croiser le regard car elle grogne à n'en plus pouvoir, car elle est insolente et transpire la désobéissance. Il ne sait pas attendre, il ne sait pas comprendre, il ne fait que s'exprimer encore et encore, puis parfois il lui arrive de se taire, plusieurs secondes, plusieurs jours. On ne sait jamais ce qu'il va faire, on sait juste qu'il reviendra un jour ou un autre, pour semer la confusion et le désordre. 

Il ne comprend pas les sentiments humains.
Kayn c'est le mépris. Kayn c'est l’indifférence.


Kayn il n'aime rien ni personne mais il aime l'humanité, de sa facette sombre et ne possédant d'humilité. Étrange personnage qui soutire un plaisir fou à vous voir vous battre, vous démener contre ce monde aux allures poétiques mais aux fins fonds macabres et brisés. Il reste inlassablement une marionnette à qui on aurait coupé les fils, celle qui affolée se retrouve libre, dénuée de chaînes et qui se déchaîne. Il reste un démon dans le corps humain, celui qui s'agite, s'extirpe de son cocon maladroitement, celui qui ne respecte rien, celui qui ne respecte personne. Désagréable spectre lunaire, qui passe et trépasse, qui vole les cœurs, qui atténue les couleurs du monde pour le rendre monochrome. Instable, tout comme lui. Kayn il a du mal avec les lois, il a du mal avec les règles, c'est un con qui vous crache au visage ses vérités dans une fumée de nicotine, qui écrase ensuite sa cigarette contre votre torse, avant de vous embrasser. Il n'a aucune cohérence, aucun cheminement de pensées précis. On le dit un poil inconscient et sociopathe et ils n'ont peut-être pas tord. 

Il n'aime rien de tout ça. C'est l'inverse des gens que l'on a tendance à aimer.

La colère ronge ses traits et dévore petit à petit son corps, il s'emporte, bien trop facilement, au moindre mot, au moindre soupire et reproche. Il n'accepte pas les critiques, il se fout de vos avis, il reste indéniablement dans ce rôle dans lequel vous le voyez. Celui du méchant, de la créature ingrate, violente et moqueuse, celle qui ne réfléchit pas mais qui agit. Ceci étant risible, il est bien plus minutieux que ce qu'il laisse croire, il usurpe l'identité de ce que l'on veut croire uniquement pour blesser, nuire et ainsi recommencer. Oh il brille de son intelligence, mais il ne l’exploite que quand la situation l’exige, il fait preuve de cette froideur qui le rend presque calculateur. Il aime tout maîtriser tout autant qu’il aime les imprévus du monde. Kayn c'est l'indéfinissable, celui qui vous ignore et se fout probablement de tout ce qui est important pour vous. C'est l'égoïsme et l'égocentrisme, des paroles habilles, un cœur bien trop abîmé pour faire confiance à autrui. Ainsi il reste dans ses méfaits, traînant dans le désordre qu'il a créé lui même, brisant des cœurs, faisant couler les larmes car il a été élevé ainsi, dans la haine et la manipulation. Il n'est rien de plus que ce que le monde a fait de lui, un spectre errant dans les rues, appelé par l'envie de ressentir un frisson coupable et électrique, l'envie de taper contre des distributeurs puis de se perdre dans les bras d'autrui une nuit, peut-être deux. Il recherche activement une liberté lui ayant été depuis toujours refusée, il pense que l'argent achète tout sauf le bonheur, il pense que l'argent est sale, mais il désire ces mêmes billets pour l'illusion qu'ils amènent. 

Il n'est que des rôles superficiels. 
Et tout ce qui sera dit sur ses lignes peut être véridique comme à contrario faussé. 
Kayn c'est tout simplement la fourberie dans sa facette sombre et mitigée et peut-être... peut-être bien que celui à qui il cherche le plus à nuire est lui-même. 

Infos en plus :

→ Il a énormément de mal à retenir le prénom des gens, très souvent il garde en tête la première lettre et il tente de deviner le reste.

→ Il dessine beaucoup, bien, mais ne fini presque jamais les choses.

→ Il aime bien mordre la nuque des gens qu’il supporte. Il a de très bonnes connaissances en médecine.





My story.  
Il faisait froid. Ce froid habituel qui le forçait à crisper ses orteils contre le sol en bois, qui forçait la présence de la couette sur ses épaules. Le miel de son regard plongeait sur la feuille, un peu bateau, un peu lointain. Elle lui manquait, Amalya. Un peu comme si elle avait été son souffle pendant ses petites années, un peu comme s’il venait de plonger la tête la première dans un bassin et ne parvenait plus à remonter. Une fois. Juste une fois avait-il manqué de se noyer. Il avait tenté de l’impressionner comme toujours, hurlant haut et fort qu’il pouvait, qu’il savait nager malgré son jeune âge. Lorsqu’il avait sauté dans l’eau et n’avait pas réussi à revenir à la surface, il avait senti une sorte d’angoisse le paralyser, ses petits bras n’avaient pas réussi à le remonter. Puis elle est arrivée, le prenant contre sa poitrine, le soulevant et le sauvant de la noyade. Là où le soleil était de plomb et où ses cheveux semblaient plus blonds que jamais. En cet instant précis, il s’était accroché à elle comme on s’accrochait à la vie, désespéré, fragile. Il avait voulu l’impressionner et avait échoué, toutefois il en avait au moins récolté un baiser posé contre son front. Un de ses favoris. Celui qui faisait oublier à quel point l’angoisse l’avait tétanisé. C’était la même sensation d’angoisse. Il s’étouffait, s’écroulait petit à petit. Il pleurait en silence lorsqu’en passant dans sa chambre il ne voyait plus rien, pas de présence, pas de rire, pas de conversation avec ses amies. Amalya avait disparu, sans prévenir, sans même lui laisser un petit mot pour lui dire qu’elle reviendrait. On pensait a une fugue mais personne n’y croyait réellement. Elle avait toujours été parfaite et lui le gosse problématique. Il en avait toujours été ainsi.

Kayn essuya les quelques larmes présentes sur le coin de ses yeux, observant la photo de son aînée, plantant ses griffes sur ses cuisses alors que d’un simple regard il remarqua que son dessin n’était pas aussi parfait qu’elle ne pouvait l’être sur leur photo de famille. Sa mère en aurait honte, elle avait toujours été exigeante, toujours amère, stricte au possible. Son père, il disparaissait assez souvent, il ne le voyait pas vraiment et ne cherchait pas à le faire. Sa mama déborderait de rage si elle voyait qu’il n’excellait pas dans ce qu’il faisait et qu’en plus il avait fait tomber une des tasses mais pas Amalya non. Elle l’aurait soutenu, lui aurait dit que le dessin de ses joues n’était pas trop mal et qu’il fallait qu’il fasse attention en marchant. Elle lui manquait. Cela faisait un an déjà. Un an. Exactement 372 jours en vérité, il ne pouvait s’empêcher de compter les jours, comme un toc, se mordant les lippes, tremblant des doigts et fixant la peinture les recouvrant. Un an, c’était si long. Beaucoup trop. Cela avait suffit à plonger leur famille dans un noyau de tristesse.

— Kayn, prends ça et va me chercher à manger.

Son instant de recueil interrompu par la voix si douce de sa mère, douce n’en était que l’apparence et bien qu’elle ne soit belle, cela faisait bien de nombreux jours qu’elle ne le traitait plus comme son fils. Depuis le départ de son aînée, les choses avaient changées, en un instant seulement il lui semblait qu’Amalya était celle qui éclairait cette maison, celle qui portait les ennuis sur ses épaules et en son absence tous les monstres revenaient à la surface. Sa mère n’en était plus vraiment. Elle préférait se laisser pourrir, consteller son corps de marques violacées et rouges, déposer sa marque contre l’épiderme de son fils car il lui rappelait son autre enfant. Et cela faisait toujours mal, toujours. Il n’en pleurait plus vraiment, parce qu’il se sentait coupable, c’était sans doute un peu sa faute si sa belle était partie en fin de compte. Et pourtant il l’aimait. Énormément.

•••••

— Fais des efforts tu veux bien ?
— T’es en train de dire que je n’fais aucun effort ?
— Pas assez non.

Kayn leva la tete, tira la langue, un sourire espiègle se peignant sur ses lippes. Lorsqu’il tendit la main et escalada la grille, un agréable sentiment de liberté lui monta à la tête, comme une drogue dure, à l’effet presque immédiat. Alors, il resta assis ainsi comme un oiseau sur son nid prêt à tendre les ailes, les jambes de chaque côté de cette barrière, observant la lune qui trônait sur le haut de leurs crânes. Aujourd’hui était la date d’anniversaire de l’hospitalisation de sa mère et pourtant, il ne s’en sentait pas réellement blessé. Plutôt. Soulagé. Tout était parti trop vite, comme un as de la vitesse folle, comme l’effondrement d’un château de cartes.  Elle ne tenait plus, ne mangeait plus, n’avait même plus la force de veiller sur lui ou encore de lever la main sur cet enfant qu’elle semblait mépriser. La dernière fois qu’il l’avait vu partir, c’était à l’aube de ses 11 ans et demi, la porte de cet immense immeuble blanc étant la seule chose qu’il avait pu voir avant qu’on vienne lui tendre la main, calmement, lentement, avec une douceur qui lui était presque inconnue. Les premiers mois après cet événement avaient été horribles, remplis de cauchemars, de craintes, de cette manière presque coupable qu’il avait d’aborder les choses. Oh, il avait pleuré Kayn. Il s’en était remis à dieu aussi, on avait tenté de lui inculquer les valeurs de la croyance mais il n’y croyait pas vraiment. Dans le fond, la seule personne en qui il avait cru était elle, mais elle avait disparu, sa belle. Sa sœur.

Puis un jour tout changea, une étrange famille vint le récupérer. Une homme surtout, avec son fils. La première approche n’avait pas été la bonne, Kayn lui avait envoyé une chaussure dans la bouche, hurlant qu’il ne viendrait pas avec lui, que ce genre d’accueil gentil ne venait que de personnes malsaines. Et pourtant... pourtant l’homme l’avait juste longuement regardé, ces yeux bleus/verts semblables à deux océans gondolés par des vagues. Dans ses yeux, un calme qui lui avait ôté les mots, l’homme avait posé sa main sur son crâne et lui avait ébouriffé les cheveux. S’en était fini. Il avait perdu. On lui avait toujours dis que perdre était quelque chose de honteux mais en cet instant, il lui sembla que la défaite n’était rien d’autre qu’un coussin de velours. Cet homme était bon.

— Père va nous tuer.
— Te tuer, je dirai que c’est ta faute. T’es l’aîné.
— Crétin !

Un coup à l’arrière de la tête et il manqua de tomber sur le sol, s’accrochant in extremis, restant quelques instants ainsi, les muscles crispés par l’effort avant de lamentablement retomber sur le sol. La chute était rude, ses moindres muscles lui faisaient mal, mais il était trop occupé à observer les étoiles pour bouger. Au loin la voix de ce garçon apeuré qui lui demandait s’il allait bien. Son nouveau frère, le fils de celui qui l’avait recueilli. Avriel. Oh il l’avait tant détesté au début, désormais il l’aimait un peu, beaucoup, à sa manière. Ils ne venaient pas du même monde il avait compris, mais il s’en fichait. Avriel était son partenaire in crime, ils profitaient de ce nouveau séjour en Belgique pour explorer tous les environs. C’était l’âge des bêtises en tout genre, d’instabilité. Il avait un avenir, il avait envie de bosser en médecine ou en dessin, en psychologie aussi peut-être, il ne savait pas trop. Il aurait pu, son père avait largement pour financer tout ça. Toutefois il préférait encore continuer ses études de manière approximative, ne faire que le nécessaire, son caractère amenait les ennuis. Puis il y avait les petits délits et les cauchemars récurrents, certaines fois il n’arrivait pas à dormir. Certaines fois il fuguait sans prévenir, comme elle l’avait fait. Rien ne l’en empêchait. C’était un oiseau libre, qui se brûlait les ailes. Ce jour-là, il s’est pété le pied en tombant, leur père les a incendiés, mais il vivait enfin. Et c’était largement plus différent que de survivre.

•••••

T’avais merdé.
Du début jusqu’à la fin. De la première à la dernière note. Tu avais tout fait de travers. Inconscient. Enfantin. Idiot. Les termes étaient si nombreux et jetés sur ton visage, l’irresponsabilité et l’agressivité émanaient de tes moindres pores tout autant que le mépris était lancé comme des lames contre ton thorax. Tu avais fait énormément de conneries dans ta vie, de ses moments de beuveries intenses à ses essais de poudre blanche, de tes bagarres à tes blessures de couteau. Tu avais toujours aimé le désordre, le chaos, tu avais peut-être un peu trop vécu dans la difficulté pour t’en sortir sans égratignures et pourtant... pourtant t’avais tout pour réussir. Tout. Absolument tout. Les études offertes et un grain d’ambition, on aurait pu tout t’accorder, tout financer, même tes projets d’art fous à l’étranger. Mais t’étais pas un gosse qui se satisfait de facilité hein Kayn ? Non tu avais préféré plonger dans les voies incertaines, nocives, il y avait longtemps que tu ne faisais plus attention aux conséquences de tes actes. Au fur et à mesure des petits vols, des petits délits il te semblait que la culpabilité s’envolait à chaque fois que tu t’en échappais indemne. Jusqu’à la connerie de trop.

Ton anniversaire. Un an après être majeur, c’est pas un événement qu’il fallait laisser dans l’oubli, alors t’avais pris les clés de la maison immense, tu avais invité masse monde pour cette fête. Des gens que tu connaissais assez bien, comme le gosse, Kris qui avait ramené du monde, une belle fille, Riley il te semblait. Tu avais toujours eu du mal avec les noms. Puis il y avait un autre, un autre gosse aussi, un peu plus discret que les deux, tu avais remarqué, tu aimais bien sa manière d’être. Leevan. Oui, c’était ça. Ils étaient venus et tu avais laissé les choses tourner, s’enflammer et dégénérer. Tu avais mis à disposition de l’alcool pour les jeunes, tous les trésors de la maison et cette voiture qui était tienne et que tu venais à peine de gagner. « Tiens prends les clés et amuse-toi. » Attention. Non. Ce mot tu ne le susurrais jamais de toutes façons. Quand tu avais tourné le dos tu pensais que tout irait pour le mieux mais non. Rien ne va pour le mieux quand tu es dans les parages. Tu aurais peut-être dû croire en Dieu pour finir, si tu avais prié, ta sentence aurait peut-être été différente. Toutefois tu n’y croyais pas, en rien, en toi, en eux, en lui, ton frère non de sang mais de coeur. Peut-être bien que tu ne croyais pas à la fatalité encore. C’était risible.

Et après. C’était l’accident.
Eux ils avaient perdu beaucoup.
Toi t’avais perdu une partie de ta liberté. Ce n’était pas très équitable. Au diable l’équité.

Le monde n’était pas juste et trop de haine et de rage dans les veines, tu avais vu rouge carmin, orange comme la bordure des flammes, noir comme l’obscurité dans laquelle tu plongeais petit à petit. Gris comme les barreaux de ta cellule. Tu allais passer trois ans dans cette prison. Pour toutes les idioties que tu avais fait, délits, distribution d’alcool pour mineurs, la voiture que tu avais prêté et qui avait servis à l’accident et le bordel mis à la maison. Tu avais vraiment merdé. T’en payais les conséquences. Les cauchemars revenaient, mais moins nombreux, la seule personne que tu croisais dans ceux-ci était toi, ton propre reflet, tu te faisais pitié à te voir ainsi. Tu avais l’air navrant, mais tu étais trop fier pour demander de l’aide. Cependant tu t’accrochais quand même, tu lisais encore et encore, tu provoquais encore et encore. Comme si tout ceci ne t’avais pas rendu meilleur, tu étais pire. Tu voyais autant le reflet de ton père que de ton frère, un honteux et énervé, l’autre navré, désolé. Et tu n’arrivais pas à faire face à tout ça. Tu voyais le monde dépérir et la seule beauté qui te plaisait était elle, ta belle, la garce, l’amour fou. Lydia. Jusqu’à ce que tu te fasses une nouvelle connaissance.

« Wow. T’as l’air vraiment minable. »

Premier mots et il t’avait détesté. Premier mots et vous vous êtes disputés comme jamais. Trop sang chaud, quand on vous a séparé les menaces fusaient autant que les coups. Puis au fur et à mesure, c’était devenu naturel, normal, presque essentiel. Ce n’était pas un ami non, plutôt une sorte de rival, mais tu aimais ça la rivalité. Puis un jour, l’annonce que ton frère ne viendrait pas, qu’il ne viendrait plus. Parce qu’il était tombé un peu trop profondément dans les sales magouilles et que désormais il pourrissait dans un institut de cure pour les accros aux substances. Tu t’es senti trahi, énervé, la haine plein la poitrine. Et tu avais tout repoussé, rejeté celle qui t’aimait à ce moment-là, hurlé que le fautif de tous ses crimes était ton ami emprisonné de l’époque. Rhys n’était pas plus coupable que toi Kayn. T’avais réussi à pratiquement détruire tous tes liens. Le pire ce n’était pas tant l’espèce de solitude imposée, c’était de te confronter aux vices et folies des autres, de te confronter à toi-même. En trois ans tu as eu le temps, de ressasser, de tout repenser, de tout modifier. Ton cerveau ne cessait jamais de marcher c’était une des raisons pour laquelle tu tentais tant de choses pour te distraire de tes propres pensées. Et sur le coup, entre ses barreaux tu as eu le temps de penser, de créer des disputes, de te faire haïr, frapper et t’en souriais malgré les plaies. Tu tenais quand même debout et t’en es quand même sorti malgré toutes tes disputes et coups que tu t’es pris. Les mauvais herbes durent toujours plus, c’est ce qu’on dit.


•••••

Minuit. Vingt-quatre heures. Vingt-quatre ans. La fumée contre les lippes et le regard vers l’horizon. Il écrasa sa cigarette, vint se frotter les mains contre les pans de ses vêtements, des loques, mais il s’en fichait. Les dames s’en fichaient elles aussi, elles préféraient lorsqu’il les enlevait ses fringues. Il posa sa paire de cartes contre la table, leva les yeux, soupira. Son père était là, royal comme toujours, il l’avait retrouvé, après sa sortie de prison il avait coupé les ponts avec pratiquement tout le monde, par simple caprice. Il était également parti pour rejoindre l’Amérique, une idée de Rhys, la seule personne avec qui il avait gardé contact. Il avait enchaîné des petits boulots avant de reprendre ses études de médecine, ayant même dû travailler de nuit pour pouvoir les payer. Stripteaseur, il avait essayé, constatant que ça payait mieux que serveur dans son bar. Oh et puis, il aimait tellement se faire désirer, tellement toucher les billets qu’il gagnait de lui-même. Kayn refusait de demander de l’aide et de l’argent à autrui pour cela, il était beaucoup trop fier. Puis un jour, le padré l’avait retrouvé, pour lui proposer de bosser à côté pour lui, Kayn avait très bien compris que depuis le temps sa famille d’adoption ne traînait pas que dans les choses très très légales. Mais il avait accepté, il aimait pouvoir faire ce qu’il désirait, se faire un peu d’argent de côté en soignant des gens lui plaisait. Une chose facile pour un fou de la médecine comme lui, sans doute aurait-il eu un avenir brillant s’il n’était pas aussi... instable.

— Avriel-...
— Je me casse. Bientôt. Je rentre au pays dès que j’ai fini.
— Tu vas fuir la discussion encore longtemps ? Nous savons tous les deux que tu connais la vérité. Ne fais pas l’enfant, Foster.
— Je suis très fort pour fuir mes responsabilités aussi, dad.

Foster. Nom de famille qu’il ne prenait que lorsqu’il abordait un sujet important, que ses fils se permettaient de se tourner les pouces. Oh, il n’avait jamais été un enfant à trop écouter son père, à écouter qui que ce soit à vrai dire. Bien qu’il le respectait lui et toute son influence, il ne lui demandait jamais son avis avant de faire les choses, c’était dans l’ordre des choses. Il n’avait besoin de personne.

— Tu t’en sortiras très bien sans moi, t’es vieux mais pas stupide hein ?
— Pas assez pour ne pas me rendre compte que tu m’as pris mes clés et certainement ma carte au passage.
— Ma main a rippé.

Son père lui tendit la sienne, attendant qu’il lui rende ses biens, il le connaissait si bien malgré tout qu’il ne s’attardait même plus à s’agacer face à son comportement. Kayn baissa les yeux, depuis toujours il avait cet étrange ”toc“ de prendre des choses sans demander aux autres, c’était plus par plaisir que par réel besoin. C’était comme ce plaisir qu’il avait de voler les informations informatiques confidentielles des autres afin de se perdre dans son ordinateur. Juste par curiosité, il se lassait sinon. Au bout de plusieurs minutes, il lui rendit ses biens, sa carte, son argent, ses clés, tout ce qu’il avait pu discrètement lui prendre. Kayn referma son livre, jeta les cartes, le mal du pays se faisait voir. Il fit craquer ses doigts, leva la tête vers les étoiles. Il faisait étrangement sombre ce soir.

— Tu peux garder la carte.
— J’en ai pas besoin. On se reverra sans doute, pleure pas trop.
— De joie. Barres-toi, j’aurai quelque chose pour toi.

Il lui tendit une étrange carte, le nom d’une ville, un endroit tranquille. Cependant la tranquillité était peut-être trop agaçante à ses yeux. Ce serait à voir.

•••••

Bibliothécaire, voilà un métier que tu n’aurais jamais pensé faire plus jeune. Mais ça t’allais, tu avais tendance à toujours être très versatile dans tes choix. Cet endroit, ça faisait bien six mois que tu y étais arrivé et le moins à dire c’était que tu étais surpris, une ville remplie uniquement d’hommes, c’était la première fois que tu voyais ce genre de choses. Et t’en riais Kayn, de ce sourire malicieux et fourbe, en haut d’un quelconque bâtiment avec une sucette dans la bouche. C’était... intéressant.



Credits
©️ JIN - TG


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Kayn Foster — Villageois

MessageSujet: Re: Kayn Foster — Villageois Tue 3 Jul 2018 - 22:18
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Age : 27
Emploi : Tatoueur | Pierceur | Chieur |Toutc'quifiniten "eur"
Tatoueur
Kayn mais quelles magnifiques images et avatar que voilà/zbaff ::<3:: ::héhé::


McGyver mieux qu'un couteau suisse !

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Kayn Foster — Villageois

MessageSujet: Re: Kayn Foster — Villageois Tue 3 Jul 2018 - 23:25
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Emploi : Serveur au Beluga
Master Littérature
Hey bienvenuuuuue!
*offre une assiette de pâtes*
agaga




"Hans, мой Котик, Я люблю тебя !"

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L'anglais c'est en BLEU
Le russe en VERT
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Kayn Foster — Villageois

MessageSujet: Re: Kayn Foster — Villageois Wed 4 Jul 2018 - 0:41
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Age : 24
Emploi : Barman
Barman
Bienv'nue Kayn ~


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Kayn Foster — Villageois

MessageSujet: Re: Kayn Foster — Villageois Wed 4 Jul 2018 - 1:01
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Messages : 16
Bibliothécaire
Hello chicos calientes tcha tcha  ( j’aurai dû le faire mexicain rien que pour la blague tiens... )

Kris >> Oh non pas toi ! wooh Oui les images que tu m’as fait sont magnifiques mon chat, comme l’avatar d’ailleurs. Je te lance des fleuristes, oui oui.

Nayden >> Merci toi ! J’aime ton prénom seigneur dieu & tu me files des pâtes entre plus... tu sais comment conquérir l’estomac et le coeur d’un homme uh uh

Leevan >> Babe ::<3:: Merci chéri, content de voir que tu es passé jpp avec ton regard de braise


Ava fait par Krisou wooh
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Kayn Foster — Villageois

MessageSujet: Re: Kayn Foster — Villageois Wed 4 Jul 2018 - 1:02
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Master Management International
IL ÉTAIT TEMPS !!! Bienvenue !! *Bave sur le vava et offre cookie, thé et pizza*


L'enfant juste, Alec, qui s'en balec, d'être juste un enfant.



Merci Kris pour le kit et le code <3

As-tu été sage ?:
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Kayn Foster — Villageois

MessageSujet: Re: Kayn Foster — Villageois Wed 4 Jul 2018 - 1:13
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Messages : 1695
Secrétaire scolaire
Bienvenue Kayn =)

Café ou Thé avec les cookies ? Mince, le thé a déjà été offert, ce sera donc café d'office !

Des questions, un quelconque souci, n'hésite pas à demander, le staff est là, sinon tu peux bien entendu me MP.

Quand tu auras terminé ta fiche, viens la signaler ici.
     


Hélène et les garçons

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Kayn Foster — Villageois

MessageSujet: Re: Kayn Foster — Villageois Wed 4 Jul 2018 - 8:35
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Messages : 920
Age : 22
Emploi : Etudiant
Master Management et Gestion d'Entreprise
Master Management et Gestion d'Entreprise
Bienvenue c:


Nath à Yale, bat l'essai ...



Merci Nayden ♥️

Spoiler:


mici Nay <3
mici Céd <3


nananananananananananananana NATE batman
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Kayn Foster — Villageois

MessageSujet: Re: Kayn Foster — Villageois Wed 4 Jul 2018 - 9:07
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Messages : 446
Age : 22
Emploi : Serveur
Master Droit, Economie et Gestion
Master Droit, Economie et Gestion
Welcome here nouveau monsieur qui connait déjà la moitié de la populasse !



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Kayn Foster — Villageois

MessageSujet: Re: Kayn Foster — Villageois Wed 4 Jul 2018 - 9:58
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Messages : 247
Age : 27
Emploi : Tatoueur | Pierceur | Chieur |Toutc'quifiniten "eur"
Tatoueur
(J't'ai déjà dit que les fleuristes sur le coin d'la gueule ça fait mal. Finis ta fiche plutôt/die/)
*traîne Joshua dans un coin sombre/*

Courage pour ton histoire à rallonge ♡


McGyver mieux qu'un couteau suisse !

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Kayn Foster — Villageois

MessageSujet: Re: Kayn Foster — Villageois Wed 4 Jul 2018 - 12:14
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Messages : 691
Master Management et Gestion d'Entreprise
Master Management et Gestion d'Entreprise
Bienvenu

*Prends le café et retourne se coucher.*
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Kayn Foster — Villageois

MessageSujet: Re: Kayn Foster — Villageois Thu 5 Jul 2018 - 15:20
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Messages : 16
Bibliothécaire
Heeey Nate
J’arrive deux ans après la guerre comme toujours, sorry sorry. J’ai une excuse, j’ai pratiquement fini l’histoire. Désolé pour celui qui devra tout lire, je sais c’est long...

Alec >> Good, j’aime la nourriture. Je vais tout manger ehehe *se frotte les mains* Merci darling ~

Cédric >> Merci, je prendrai le café volontiers hey hey Je n’hesiterai pas si j’ai des questions et merci pour les liens.

Nathaniel >> Thank you c: j’aime beaucoup ton avatar

Joshua >> Hey merci ! Aha oui j’ai eu de la bonne pub uh uh

Kris >> Encore toi Nate Mais non, ils sont bien les fleuristes qu’est-ce que tu dis... Hey j’avance dans ma fiche, j’ai pratiquement fini l’histoire et donc les pavés. Avoue t’es fier de moi ~

Nathanael >> Naaaan mon café ! Merci petit blond ::<3::


Ava fait par Krisou wooh
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Kayn Foster — Villageois

MessageSujet: Re: Kayn Foster — Villageois Sat 14 Jul 2018 - 19:43
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Messages : 1695
Secrétaire scolaire
Validation

Ça y est ! Tu es Validé !


Félicitations !! Tu fais maintenant partie des nôtres !

Toutes les zones du forum s'ouvrent à toi et de ce fait, tu pourras commencer à remplir les diverses demandes et autres qui pourront t'aider à mieux t'intégrer parmi nous. A commencer par FICHE DE LIENS. Nous t'encourageons fortement à la remplir, car elle permet de développer rapidement de nouveaux liens et surtout d'en garder la trace.

Pour te trouver un partenaire de rp, ce sont les demandes de ROLEPLAY qui te seront utiles. Plusieurs personnes cherchent déjà des rp bien précis, alors passes y faire un tour pour voir si quelque chose te tenterait, ou pour remplir une demande toi-même.

D'autres demandes peuvent t'être utiles pour élaborer ton jeu, comme les demandes de CHAMBRES, LOGEMENTS & COMMERCES. Parce qu'il faut bien un toit !!

Si tu es un Étranger, la demande de PARRAINAGE t'es obligatoire. Tu devras la remplir afin qu'un élève puisse venir épauler ton personnage jusqu'à ce qu'il soit plus à l'aise.

Pour terminer, si vous n'êtes pas encore tout à fait à l'aise sur le forum, n'hésitez pas à consulter le GUIDE DU FORUM qui vous offre en une page les liens les plus utiles. Il aide souvent à se retrouver rapidement, mais si vous avez toujours des questions, n'hésitez pas à les poser dans la zone des questions & suggestions. Et les RP EN LIBRE-SERVICEpour vous aider à démarrer sur le forum.

(c) Codage par Crimi - Epicode




Hélène et les garçons

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Kayn Foster — Villageois

MessageSujet: Re: Kayn Foster — Villageois
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